mardi 27 avril 2010

Nantes, le Mardi 27 Avril, de l'année 2010

A la Sainte-Zita, Le froid ne dure pas

Il en est fait de nous. Nous avons rencontré le diable incarné.

Figurez-vous un homme avec une tête de batracien: les yeux ronds inexpressifs, le visage triangulaire, une langue ayant pour seule vocation de vous laver la bouche, de l'essorer, et n'hésitant pas à aller au fond des choses. La coquine... Une tête de batracien, avec les bruits qui vont avec: crôa, crôa... Trois heures de labeur pour au final ne pas le faire jouir, voulant faire la course avec nous, nous traitant de tête de mule car nous ne voulions pas jouir. "Ne cherche pas, je ne jouirai pas avant toi". Telle fût notre réponse, qui le fit sourire. Ainsi fût dit, ainsi fût fait. Il nous proposa à la fin du plan de nous inviter à diner. Ayant mal au crâne (et la bouche), nous déclinâmes son invitation.

Nous aurions dû bruler les draps, le matelas, l'appartement, l'immeuble et la ville. Mais surtout les draps (et la ville). Nous eûmes un jour une discussion avec FLDK sur le fait de recevoir les clients chez soi. Pour lui, évidemment que non, c'en était parfaitement aberrant. Du temps ou il disposait d'un pied à terre, pas un client ne mettait les pieds chez lui. Nous, nous voyions les choses différemment, estimant notre logement comme une sécurité, étant sur un territoire connu et maitrisé. Cette expérience nous prouva que, même chez nous, nous ne pouvions être en sécurité. Nous ne parlons pas forcément d'une sécurité physique, mais avant tout moral. Le peu dont nous disposons est sujet à une certaine préservation. Aussi nous avons décidé de ne plus jamais recevoir. Nous nous déplacerons exclusivement.

De toute manière, il ne nous reste plus que quelques semaines à supporter dans cette ville. Jusqu'au premier Juillet. Une fois cette date atteinte, nous serons libre, entièrement libre de nos mouvements, et surtout nous quitterons cette ville d'alcolos, de pécors et autre pétasses faussement embourgeoisées.

Qu'ils aillent se faire foutre. Qu'on aille se faire foutre. Qu'ils nous foutent!

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